Pourquoi le minimalisme m’a fait du bien ?

Le minimalisme, étrange phénomène que l’on aperçoit partout, commençait à sérieusement m’intriguer. Quand les youtubeuses en ont parlé en masse, alors j’ai craqué. J’ai décidé que moi aussi j’allais me lancer.
Contrairement à 95 % de ceux qui s’essaient au minimalisme, moi, j’ai décidé de ne pas y adhérer.
Mais ça m’a pourtant fait le plus grand bien. Je m’explique.
Dans notre actuelle société chaotique, il est difficile de se faire une place, ou de trouver sa voix. Entendez ici que l’on est rapidement débordé, et c’est justifié. Tout nous pousse au chaos.
Le minimalisme m’a appris que la société a un rôle très important dans notre vie. Par des publicités qui nous poussent à consommer, par des ingrédients qui sont nocifs pour notre santé et nous poussent à consulter un médecin, par des personnalités publiques et politiques qui nous poussent à croire bêtement ce qu’ils disent, sans se poser de questions.
Le minimalisme m’a surtout permis de faire un énorme retour en arrière, vers l’enfance. C’est cette période qui m’a semblé être la plus paisible et la plus épanouissante de ma courte existence. Pourtant, je n’étais pas minimaliste en étant enfant, loin de là. Je croulais sous l’abondance, et pour autant je n’en n’étais pas stressée. Pour la simple et bonne raison que je n’avais pas conscience de ce monde qui m’entourait.
Me plonger dans le minimalisme m’a appris que beaucoup trop de superflu nous gâche l’existence, et ça n’est pas que matériel.
On s’inflige des tâches ménagères sans utilitées, on veut se lancer dans dix activités à la fois, et finalement on ne s’en sors plus. Parce qu’on ne s’écoute plus.
Voilà l’une des plus grande leçon que j’ai pu tirer de cette expérience : il faut se concentrer sur soi. Il faut réussir à savoir ce qui nous importe réellement, et ce qui au contraire, nous pourri la vie (bien souvent à nos dépends).
Commençons par les réseaux sociaux, et internet. Forcément les choses étaient plus faciles avant, car les informations ne circulaient pas aussi bien. Beaucoup moins de sources de stresse faisaient irruption dans nos vies.
On pouvait aussi beaucoup moins fauter. Forcément, sans carte bancaire, sans sites internet, on ne pouvait pas dépenser aussi facilement notre argent. Les fins de mois étaient plus gaies, et on avait bien moins de mal à gérer notre budget.
Sans parler de toutes ces choses qui nous tentent constamment. Plus que la publicité, il y a énormément de placement de produits, autant sur Facebook que sur Youtube ou instagram. On ne sait plus où donner de la tête, et le flux de la consommation ne s’arrête jamais. On en veut toujours plus. Et on consomme ainsi des choses qui ne sont pas essentielles. Il suffit de parler des patchs anti points noirs au charbon à notre grand-mère. Le charbon lui évoque seulement la peine de son père quand il revenait des mines.
Quand j’étais petite, je me faisais une joie de me laver avec un gel douche à la noix de coco, puis une semaine plus tard d’en trouver un à la fraise sur le rebord de la baignoire. Parce que ça sentait bon, parce que ça moussait, parce que je profitais tout simplement du moment présent.
Je ne me retrouvais jamais dans le rayon savon, avec un choix à faire, en considérant le prix, l’odeur, la composition ou la qualité. Je vivais. Il en est de même pour les habits. Mes parents me sortaient la tenue de l’armoire tous les matins, et sans poser de questions, j’enfilais le tout.
Je n’avais pas le choix d’acheter ou non 15 carnets différents chaque année, on en avait un par matière, et basta. On mangeait ce que maman cuisinait et nous mettait dans l’assiette, et quel luxe lorsque papa nous emmenait au sport après le repas.
Ce que je voudrais mettre en évidence, c’est le fait qu’en grandissant, en vieillissant, en progressant, on recule. On perd la valeur des choses simples.
Il y a tant de critères à prendre en considération, qu’on ne s’en sort plus. Et ainsi vient le burn-out.
Je ne dis pas qu’en quittant cette communauté minimaliste je laisse tout ce que j’ai pu découvrir derrière moi, loin de là. J’aurais retenu quelques très bonnes leçons que je partage ici.
Le monde bio est important. On connaît désormais la répercussion que les composants de ce que l’on utilise peut avoir sur nous. Mais on n’est peut-être pas obligé de tomber dans l’extrême. On n’est pas obligé d’arrêter de se maquiller, ou de manger de la viande. Chacun a ses convictions. Ce qui importe, c’est de trouver une manière de vivre et de consommer qui nous permette d’être en accord avec nous-même. Il est vrai que j’aurais du mal à réutiliser un déodorant qui contient des sels d’aluminium. Je préfère ne pas en mettre du tout, tout simplement parce que j’ai été sensibilisé par le fait que ça puisse donner le cancer.
Je sais aussi qu’à la longue, j’aimerais avoir un mode de consommation totalement bio, mais que le bio est cher, contrairement à ce que les publicités veulent bien nous laisser entendre, et que mon compte en banque d’étudiante n’a pas les moyens de se payer un gel douche à 8€. Là dessus, je compte bel et bien continuer à acheter mon gel douche banal, en regardant néanmoins la liste des composants, et en décrétant que selon moi, le plus important est par exemple de choisir un gel douche sans paraben. Je sais qu’une quantité incroyable d’autres composants dans mes gels douche sont mauvais. Mais je sais aussi qu’on ne peut pas s’empêcher de vivre. On ne peut pas se forcer à aller contre sa nature. Nous avons tous le choix, et ici une question s’impose pour moi : est-ce que je suis plus stressée par le fait de ne pas avoir d’argent sur mon compte à la fin du mois, ou par le fait d’utiliser des produits chimiques ? Pour l’instant, la réponse penche vers mon compte en banque. Je garde en tête le fait que d’ici quelques années, je me pencherais certainement vers du totalement bio.
Avoir trop de choses est stressant, oppressant. Qu’on en soit sur et certain, je ne suis pas prête à vivre avec deux culottes et trois citrons dans mon armoire. Je ne me sens pas capable de franchir ce cap, et encore moins capable de limiter ma consommation a un certain nombre de possession. J’aime le fait de ne pas me restreindre, d’être libre (bien que certain y verront un emprisonnement concernant la consommation). Mais j’ai bien conscience qu’il est inutile d’avoir 150 vernis. Se restreindre à 20 est déjà une bonne chose, selon moi. Tout comme 5 robes suffisent. Je suis maintenant persuadée qu’il vaut mieux mettre plus cher dans de la bonne qualité, dans un produit que l’on aime réellement et que l’on gardera au pire quelques années, au mieux toute la vie, plutôt que d’acheter en abondance. J’y vois réellement plus clair dans mon esprit depuis que je me suis débarrassée de tous ces vêtements qui ne m’allaient plus. L’espace et le vide font du bien. Mais je ne suis pas prête à vivre dans un monde monotone, à ne plus acheter de vêtements de couleurs par peur de me lasser. Je crois que le plus important, c’est d’être heureux. Pour moi, pousser le minimalisme à l’extrême revient à me contraindre.
Ce qu’il faut en retenir, surtout, c’est qu’il faut savoir ce qui nous rend réellement heureux, et ce que l’on croit être bon. La société a une influence subconsciente sur nous, et il faut savoir s’en défaire, pour être capable de faire des choix conscients et réfléchis.
Il est normal que l’on soit perdu. On ne sait plus réellement ce qu’il est bon ou non de consommer, on n’arrive plus forcément à se détacher des publicités, des magazines ou des chaines Youtube.
Pour ma part, je suis tellement influençable que j’ai souvent vogué à droite et à gauche, croyant pouvoir m’attribuer des passions finalement désuètes d’intérêt.
Je vous conseillerais donc de vous poser les bonnes questions concernant vos habitudes quotidiennes. Pourquoi allez-vous sur Facebook chaque matin au réveil ? Est-ce que ça vous rend heureux, ou est-ce qu’au contraire ça vous angoisse ?
Est-ce que vous aimez réellement l’odeur de ce gel douche bio à la betterave, ou est-ce que ça a transformé votre instant détente de la douche en un calvaire monotone ?
Est-ce que ce mascara qui coûte 30€ vous satisfait plus que votre ancien mascara à 5€, ou est-ce que vous l’avez acheté suite à une publicité ?
Est-ce qu’il est important pour vous qu’un produit soit fabriqué en France ? Est-ce que votre nouvel agenda en papier recyclé vous convient autant que votre ancien, avec des papillons roses à paillettes sur la couverture, ou vous a-t-il enlevé un bonheur de la journée ?
Et ce ménage que vous faites chaque jours comme une forcenée, est-ce bien nécessaire ? Quelqu’un va-t-il s’en apercevoir si vous le faites une fois par semaine seulement ?

Le minimalisme donne cette belle leçon : avant de suivre un quelconque mouvement, apprenez à définir vos valeurs et convictions personnelles.

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4 commentaires sur “Pourquoi le minimalisme m’a fait du bien ?

  1. Quel super article ❤
    Je suis pile dans la même réflexion que toi, c'est dingue. Tout est parti d'une envie de coquetterie: me remettre du vernis à ongles, après des années d'abstinence (parce que toxique, parce que futile, bla-bla). Et puis zut, j'ai envie d'avoir ce joli rouge sur les ongles. Bref, grosse réflexion….pour pas grand chose.
    Le principal reste que tu as appris un tas de choses (que ce soit sur la composition de ton shampooing ou sur tes envies de cahier à paillettes ^^).
    Et, j'ai juste envie de finir en ajoutant: arrêtons de nous mettre la pression et de vouloir être parfaitement parfait.

    Aimé par 1 personne

    1. Je suis ravie de voir que je ne suis pas la seule dans ce cheminement et qu’on est en adéquation 😄💕
      C’est vrai qu’on se met parfois trop la pression pour des choses « futiles » (même si je sais que ça a un impact vraiment important). Laissons nous vivre un peu, et surtout que l’on s’écoute vraiment, pour une fois !
      Pour ton problème de vernis, je peux te recommander les vernis avril ou kure bazaar si tu veux être coquette tout en limitant les dégâts 😂 Ça m’aura aussi permis de faire ces deux belles découvertes 🙂

      Aimé par 1 personne

  2. Un magnifique article je suis d’accord ! Pour le coup moi je ne suis pas dans cette réflexion mais ces quelques lignes me donnent sérieusement envie de m’y intéresser, merci de donner ainsi ton point de vue sur une pratique qui mériterait d’être encore davantage connue de tous 🙂

    Aimé par 1 personne

    1. Je suis contente si mon avis peut permettre de découvrir de nouveaux horizons. C’est une belle voie que je recommande vivement, même si je n’y ai pas totalement adhéré ça apporte son lot de très bonnes choses! Bon voyage vers le minimaliste et une vie meilleure ! 🙂

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